vendredi 23 décembre 2011

Noël blanc... et rouge

Grosse journée en perspective.  Je le savais, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point.  Je reçois demain.  Donc, aujourd'hui, au menu, bouffe, ménage, lavage, préparatifs, biscuits à confectionner pour le Père Noël, biscottis, etc.

Et au réveil, une mauvaise nouvelle.  Noël sera blanc, ça c'est bien, ça aide l'esprit des fêtes.  Mais, ensuite, j'ai su qu'il serait aussi rouge pour moi.  J'ai des cycles courts et plus ou moins régulier.  Je m'attendais à passer Noël en pouvant espérer qu'un bébé se pointerait le bout de nez en septembre.  Je me disais que j'attendrais jusqu'au 1er janvier pour faire un test, question de bien débuter l'année, tourner la page sur 2011.  Mais ça devra attendre.  Encore...  Je sais qu'en réalité, ça ne fait pas si longtemps que ça.  Mais dans ma réalité, ça semble s'éternisé.  Et ce n'est pas sans me rappeler qu'un bébé est passé, et est parti.  Même si ça va mieux, en ce moment, ça ravive la douleur qui s'était calmé. 

C'est beau dehors, féérique.  À l'intérieur, je ne ni envie de festoyer et de terminer les préparatifs.  En que dire des tâches ménagères et culinaires!  On s'en fout pas mal en ce moment.  Je savais que la journée serait longue, mais j'espère qu'elle passera vite.

mercredi 14 décembre 2011

Ce matin

8ham

Je suis dans mon salon, en robe de chambre.  Une tisane sur la table.  Les enfants s'amusent en pyjama à faire des garages avec les blocs, près du sapin illuminé.  Un mot: bonheur!  Rien ne nous presse.  J'ai seulement le goût de savourer ce moment.  Le ménage et la cuisine peuvent bien attendre un peu.  Ce matin, je suis particulièrement reconnaissante que ma vie ne soit pas réglée par une horloge.  Pas de cours folle (en général!)  Alors, ce matin, on respire et on savoure.  C'est pas facile tous les jours, les enfants ne sont pas toujours angéliques, (ce sont des enfants après tout).  Il m'arrive de «péter les plombs», mais aujourd'hui je ralentis et je profite de chaque instants.  Je suis contente de mon choix, de rester à la maison et regarder ces 2 petits êtres que j'aime de tout mon coeur grandir et se développer.  Ils veillissent et changent.  J'aime être présente et les voir évoluer.  Je sais que ce choix n'en est pas un pour tous et qu'il ne convient pas à tous non plus.  Mais c'est le mien et j'en suis très fière!     

dimanche 4 décembre 2011

Tranche de vie

Rassurez-moi quelqu'un; le terrible two, c'est pas éternel hein?  Respirons.  Une nouvelle recette de potage tout chaud m'attend, qui heureusement sera délicieux et réconfortant, qui en prime, m'aura permi de passer ma courge poivrée et mes topinambours!  Par ici pour la recette! 

Bon, la journée (ok, la semaine, le mois, je ne sais plus!) a mal commencée.  À la recherche de pantalon, je tombe sur mes jeans de maternité...  Mon corps n'a pas semblé comprendre qu'il devait reprendre ses formes post-grossesse-fausse-couche.  Mes jeans (réguliers) ne me font plus et ceux là (de maternité) semble ne narguer de mon ventre vide.  Et mon coco a qui  je dit que ses bas sont trop petits et me répond que c'est pas grave, que le bébé n'est plus là et qu'il sera tout nu (ah bon!)  Mes 2 amours qui me demandent quand reviendra le bébé et moi qui aimerais tant avoir la réponse. 

Il y a donc tout ça, et, non le moindre le terrible two.  J'ai été épargnée une fois, je n'aurai pas ce privilège une 2e fois on dirait.  Je sais bien qu'il n'y a pas grand chose à faire quand le petit se met à frétiller, mais ça me met hors de moi.  Non mais, c'est quoi le problème?  J'aimerais ça moi une sieste obligatoire chaque jour!  Mais lui, du haut de ses deux ans, j'imagine que c'est superflu, et une réelle perte de temps.   Je crois que j'ai un choc.  Le terrible two, c'est quelque chose sur lequel j'ai lu, j'en ai entendu parler, mais jusqu'alors, je ne l'avais pas vécu.  Que j'ai de la compassion pour tout ceux qui sont passé par là!  Et on est toute une gang, et avec le baby-boom qui a lieu au Québec, si vous croyez qu'il y a un tremblement de terre dans votre patelin, soyez rassurés, c'est peut-être seulement une gang de deux ans qui frétillent en même temps pour revendiquez le droit de ne pas faire de sieste ou tout simplement leur mécontentement de devoir sortir du bain!  Non, mais qui aurait cru que derrière ce visage angélique se cachait une petite peste prête à venir me soutirer les dernières énergies me restants?  Enfin, j'espère que ce petit ado en rebéllion ne sera que de passage, me ramènera mon petit agneau et reviendra me hanter seulement dans 10 ans, et ce, avec une rébellion tranquille, très tranquille!

samedi 22 octobre 2011

Merci

Jeudi fût une très mauvaise journée.  Sans raison, ni déclencheur quelconque.  Je ne sais pas pourquoi, mais un tsunami a balayé ma journée.  Normalement, ma vie ressemble à un long fleuve tranquille, parmsemé ici et là de quelques vagues plus ou moins fortes et fréquentes.  Mais jeudi, je me suis sentie chavirer.    

J'imagine que c'est ce qui m'attends, des bonnes et moins bonnes journées.  Tantôt pluvieuses et grises, tantôt plutôt ensoleillées.  J'appréhende tant faire une rencontre, comme hier à la biblio, et risquer de me faire poser la question tant redoutée, «comment va la grossesse», et ce, comble de l'appréhension, devant les enfants.  Question, qui, heureusement, hier, n'a pas été posée. 

Je suis aussi ambivalente. Des fois, je sens le besoin de partager mon histoire et ce, dans les moindres détails,  que quelque puisse réellement imaginer, ressentir par quoi je suis passer, pour mieux compatir.  Mais, souvent, très souvent, je garde tout pour moi.  Encore une fois, la présence des enfants,  et leur forte sensibilité, responsable entre autres choses de leur ignorance des circonstances,  m'amenent à me censurer et me taire.

Je focuse le plus possible sur l'avenir, tenant de tourner une page trop rapidement écrite.  Je suis si reconnaissante d'avoir fait la rencontre de blogueuses par le biais des escapades créatives de M comme muses .  Premièrement, pour moi, la notion de blog est relativement nouvelle.  Je crois sincèrement que le fait de venir ventiler ici m'aide plus que je ne l'aurais cru.  De plus, ces blogueuses, rencontrées «live» qu'une fois ou deux, sont encore très présentes dans ma vie.  On se découvre via le web, sur nos pages respectives.  Notre quotidien n'est pas toujours rose, mais le fait de la vivre en réseau nous aide sûrement à passer au travers.  C'est étonnant de voir à quel point j'ai eu droit à des messages réconfortants et des pensées de personnes de qui je ne suis pas si proche, mais qui ont tenu à me montrer leur présence et leur soutien.  Souvent beaucoup plus que des personnes de la famille, qui probablement s'abstiennent par malaise ou par sentiment d'impuissance.

Je tiens à remercier personnellement toutes les personnes qui se sont manifesté, connaissance, ami(e), proche ou famille.  Les mots magiques n'existent pas, mais sachez que vous m'avez touché et que j'en suis émue et reconnaissante.  Tous vos mots, vos pensées, votre présence mis ensemble pansent un peu mes plaies.  Elles ne guériront peut-être jamais complètement, mais vous aurez contribué à minimiser la cicatrice.         

jeudi 20 octobre 2011

Pas facile

Le soleil brille.  Dehors, c'est une magnifique journée d'automne.  Le genre que j'adore.  Normalement.  Il y a une semaine demain, j'ai vécu ce qui a été probablement la pire journée de ma vie. Et depuis, c'est un peu le jour de la marmotte.

À l'intérieur, c'est noir et froid.  Aucune chaleur, rien, niete, nada.  J'ai laissé une partie de moi là-bas (à l'hôpital) et une version triste et morne est revenue à la maison.  Une version déprimante, noire, impatiente, plate, en colère et profondémment blessée.  Une épave sur le bord de chavirer à n'importe quel moment.  Je m'accroche, mais le bord n'est jamais loin. 

J'essaie de voir le «bon» côté.  Comme s'il pouvait y en avoir un, comme si tout ça pouvait faire du sens.  Je me dis que ça aurait pû être pire.  Que j'aurais pu découvrir quelque chose de grave à l'écho de 20 semaines et être obligée de faire un choix déchirant, j'aurais pu porter cet enfant à terme et le perdre ensuite.  Tantôt je me suis même dis que si on m'aurait donné le choix entre sacrifier un de mes enfants pour ce bébé, je n'aurais pas hésiter une seconde et j'aurais choisi mes 2 grands.  Mais le fait d'essayer de rationnaliser l'irrationel (il n'y a rien de rationel, mais tout d'émotionnel dans le fait de perdre un enfant pour importe quand), ne change rien au fait.  Les différents scénarios ayant pour thème d'essayer d'amoindrir ma peine n'y arrive pas.

Ce n'est définitivement pas une bonne journée, ni une bonne semaine.  Le rêve, qui jusque là était réel et beau s'est terminé.  Mon rêve, mais aussi celui d'un couple, d'une famille.  Il a cédé sa place à un cauchemar.  Et la nuit est longue.  Quand est-ce que je vais pouvoir me réveiller?

J'ai reçu un courriel pour une demande de donner un cours de langage de signes pour bébé.  Financièrement tentant, mais être entourée de mamans ou de futures mamans plus heureuses les unes que les autres avec leurs rejetons me laissent un peu de glace.

J'ai su que ma belle-soeur donnerait naissance aujourd'hui.  Quelque part, je suis sûrement contente pour elle, elle n'a pas eu une grossesse facile.  Mais je ne veux pas être celle qui répondra au téléphone pour apprendre la bonne nouvelle.  Désolée, aujourd'hui n'est pas ma journée.  Veuillez rappeler plus tard.

J'ai un cours de couture ce soir, rien de très exigeant, mais ce sera trop.  Il y a 2 minutes, j'ai préparé mes trucs, mais je réalise que ce ne sera pas possible. Je n'y ferais rien de bien et je pourrais bien me coudre un doigt par mégarde.

Bon, quelqu'un a une bonne comédie à me suggérer?      

samedi 15 octobre 2011

Écrire pour ne pas parler

Je n'ai pas besoin de parler des évènements, je ne veux pas je crois.  De peur que ça rende les choses réelles.  Bien que je sais qu'elles ne le sont que trop, que j'en parle ou non.   Mais j'ai besoin d'exprimer certaines choses, choses que je n'ai pas dites, même pas à mon mari.  Parler me semble trop douloureux.
Peut-être ais-je peur de me retrouver face à un silence malaisant.  J'en sais rien, sauf que j'écrirai ici.

Quand j'ai su que je devrais attendre à lundi, je crois que sur le moment, ça ma déplu.  L'idée de rester avec ce bébé en moi dont le coeur ne bat pas pour la fin de semaine n'est pas des plus séduisante.  En même temps, ou un peu plus tard, c'était l'opposé.  J'étais reconnaissante à l'idée qu'on m'extracte (désolée, mais ça ressemble à ça) ce bébé de façon artificelle, de ne pas être pleinement consciente de ce moment, d'être gelée, d'être ailleurs...  De ne pas vivre ce moment naturellement, de ne pas sentir ce qui se passe en moi, d'être un peu à l'extérieur de tout ça.  Je ne voulais pas avoir mal (physiquement.)  Ressentir de la douleur pour avoir un bébé dans les bras ne me causent aucun problème, mais pour ne pas en avoir un, là, j'ai tout un problème avec ça.

Mais, encore une fois, on s'est fait jouer un tour et j'ai su que les choses se faisaient, que ça se passait, bien consciente, trop consciente... et paniquée.  Apeurée de faire une grosse hémorragie, d'être malade à cause de l'angoisse ou de l'intervention, que ce soit douloureux.  Peur de l'inconnu, de l'attente, de la réaction des gens à l'annonce, de ne pas savoir comment on est supposé gérer ça, de quand j'aurai à nouveau un bébé, un vrai avec un coeur qui bat, que je pourrai mener à terme.

À un moment donné, j'ai aussi été reconnaissante à l'idée d'attendre à lundi, de passer la fin de semaine, encore officiellement enceinte (je crois qu'on peut dire ça?)  Un peu comme si je pourrais me faire à l'idée, comme si j'avais un sursis pour me préparer mentalement à ce qui m'attendait.  Comme si, à ma manière je pouvais bercer cet enfant, le garder  au chaud encore un peu, à défaut de pouvoir le serrer un jour contre moi.

Mais non, aucun déali ne me serait autorisé.  Au moins, je dois dire qu'à l'hôpital, on s'est très bien occupé de moi.  Le personnel à fait preuve autant de compétences professsionnelles qu'humaines, ce qui fût très apprécié dans les circonstances et dans une ère où on attend parler des délai, du personnel surchargé et que la déshumanisation des soins.
 

Éprouvante semaine

Aujourd'hui, c'est le 15 octobre.  Date jusque là insignifiante pour moi.  C'était avant.  Depuis hier, je sais que c'est la journée de sensibilisation au deuil périnatal.  Ironie.

Voici une photo prise mercredi par ma fille de 4 ans.

  Un beau couple venant de fêter ses 8 ans de mariage mardi, attendant un 3e merveilleux enfant.  Une petite fille, nous en sommes convaincue qui aurait du s'appeler Stella.  Attendu avec impatience par tous, y compris son frère et sa soeur, déjà si attentif à elle...

Jeudi, je tricotais sa couverture et lui confectionnais un sac à couche à mes cours de couture.  Mais, il y avait bien un mais...

Vers 5 semaine de grossesse, j'ai commencé à saigner, rien d'alarmant (paniquant, bien sûr, mais c'était pour passer.)  J'appelle à la clinique et on me rassure.  Dimanche dernier, ça recommence et m'inquiète.  Je recevrai un traitement d'acupuncture dans le but de cesser les saignements mercredi soir.  Infructueux.  Jeudi après midi, je me rends à la clinique.  J'ai eu la bonne idée plus tôt de tenter de me réconforter en allant faire des recherches sur le net.  Erreur, grossière erreur.  Le bouton panique est collé.  Je vois donc un médecin en fin d'après -midi.  Mon col est fermé, c'est bon signe, mais ne prouve rien.  Je devrai passer un écho pour confirmer la viabilité de bébé.  Il me suggère de me présenter en  personne prendre le rendez-vous en mentionnant que je suis prête pour le passer, il s'agit d'une urgence a-t-il spécifier sur la requête.  Je me rends donc à l'hôpital vendredi 8h et, même si ce n'est pas le protocole (il m'aurait fallu un rendez-vous), le radiologiste me passe à 8h45.  On verra rapidement qu'aucun petit coeur ne bat...  Je veux lui demander s'il est bien sûr, mais l'évidence est là.  Le bébé pour lequel j'écrivais plus tôt dans la salle d'attente, essayant désespéremment de m'accrocher au fait que bientôt, l'écho me rassurerait et que je serais si soulagée, ce bébé pour lequel toute la famille s'était préparée et aimait déjà tant, et bien il ne verrait jamais la lueur du jour et je ne pourrais jamais le prendre dans mes bras...

Sans que je puisse les retenir, les larmes perlent sur mon visage.  Il me dit que je devrai avoir un curetage, lundi.  Je ne peux pas rentrer à la maison, voir le visage des mes enfants incompréhensifs de mon état, devoir leur explqiuer, c'est au-dessus de mes forces.  Je sais que je dois aller apprendre la nouvelle à mon mari.  Les mots ne veulent pas.  J'aimerais tant qu'il les prononce, que je n'ai pas à le faire.  Je ne sais pas où aller, quoi faire, comment apprendre cette horrible nouvelle aux gens qui, comme nous, s'étaient attacher à cet enfant à naître. 

Je me rends chez mes parents et j'annonce le tout à mon père.  Je le suis très reconnaissante, je savais que ses bras, son coeur et sa porte m'étaient grands ouverts.  Autrement, qu'aurais-je fait?  Je suis aussi reconnaissante car je sais qu'avec lui, je n'ai pas à faire comme si, que pour lui, pleurer n'est pas un signe de faiblesse.

Je reste là 1h30 environ et je me résigne à gagner la maison.  J'ai l'intention d'aller prendre l'air avec les enfants, mais ils ne veulent pas.  Ils ne me posent aucune question, je n'ai donc aucune réponse à leur fournir.  Mon mari avait téléphoner à sa mère qui s'occupait de nos enfants afin que je n'ai pas à lui annoncer.  Je suis sous le choc, mais dois vaquer à mes occupations de maman.  Le dîner doit être fait.  Mais vers 11h45, je sais que ça ne va pas attendre à lundi, je vous épargne les détails.  J'annonce à mon chum qu'il ne retourne pas au travaille lorsqu'il arrive pour dîner.  Ce sera pour aujourd'hui.  Je téléphone à ma soeur qui sans que je n'insiste chamboule toute sa journée pour nous afin de s'occuper des enfants.  Merci infinimment petite soeur, ainsi qu'a`ton chum et à papa.  Je vous aime et vous m'êtes d'une aide très précieuse, inestimable.

Donc, pour la 4e fois en 3 jours, direction Cowansville.  Je me rends à la chirurgie d'un jour.  Le temps passe tellement lentement,  j'ai l'impression que de 7 heures ce matin à 17 ce soir, il se sera écoulé 3 jours.  Je ne devrais pas être ici, ce n'est pas comme ça que les choses devaient ce passer. 

Je suis arrivé à l'hôpital à 13h et à 14h30 j'entrais en chirurgie.  J'en sortais à 15h30 et à 17h, je partais, le ventre, les bras, yeux vides et le coeur brisé.  J'ai mal et je suis triste, en colère.  On continue l'ironie?  Aujourd'hui c'est la date prévue d'accouchement de ma belle-soeur.  D'ici peu, elle tiendra une magnifique petite fille dans ses bras.  J'étais du pour le 24 mai, entre le 22 et le 27, je connais 3 heureuses familles qui acceuilleront des bébés.  J'aurai une pensée pour elles.  Je me donnais jusqu'en décembre pour tomber enceinte, sinon on reportait le projet.  Pour moi, la naissance idéale a lieu au début de l'été.  Pour plusieurs raisons, je ne souhaite pas accoucher l'automne, ni l'hiver.  On me suggère d'attendre 6 semaines avant de réessayer.  Je vous laisse faire les calculs...  J'ai juste le goût de partir au soleil avec ma petite famille, de m'envoler loin d'ici, loin de mes livres «Une naissance heureuse» et «Au coeur de la naissance» dans lesquels j'étais plongé, loin des projets de tricot et couture pour bébé, loin de ce linge de maternité et de transition car mon linge ne me fait plus, et ce, complètment inutilement à présent.

Je dois faire face à cette réalité sur laquelle je n'ai pas le contrôle.  Mon défi sera je crois d'y faire face sans me défiler, de vivre les choses comme elle se présenteront, sans mettre un masque, sans vouloir oublier et le vivre avant de pouvoir réellement tourner la page.  Tout est encore si récent...   

(2 min plus tard)

(Je crois que mon blog va finir par me servir de thérapie) 
C'est bien beau ce dernier paragraphe, mais c'est la raison qui parlait et sa voix n'est pas très forte ni convaincante.  En ce moment, je ne veux pas vivre ces émotions, surtout pas en présence de mes enfants.  J'aimerais retomber enceinte très rapidement.  De cette façon, ce ne serait pas pertinent qu'il sache que le bébé n'est plus là (et il est où en fait? leur dire qu'il n'a jamais vraiment été, qu'il n'avait pas de petit coeur, non merci les tentatives d'explications aux enfants sensibles par une maman à fleur de peau!) si un autre serait là bientôt.  Dans un monde idéal (peut-être suis-je volontairement sur un autre planète en ce moment), je n'aurais pas besoin de leur dire quoi que ce soit qu'un autre bébé serait en route.  On va se croiser les doigts et les orteils s'il le faut fort fort fort. En fait, j'ai le goût de faire comme si, comme si rien n'était arriver.  Jamais.  Le problème que j'anticipe, c'est les «comment va la grossesse?»  Silence.  Et si les enfants étaient là à ce moment?  Je pourrais me barricader jusqu'à la prochaine grossesse, comme ça la question ne serait plus malaisante, ils n'auraient pas à savoir qu'on ne parle pas de la même grossesse.  Aux autres que je croiserai d'ici là, lisez mon blog, vous saurez et ne me le demanderez pas, merci!

Finalement, LA transformation!

(ce texte a été écrit le 4 oct)

Non, non, non, je ne me suis pas fait posé des rallonges ni teindre en blonde!  Quoi qu'effectivement, je suis moi-même en transformation, ce n'est pas ça dont je voulais parler, mais tant qua y être;  c'est vrai mon corps change.  Mes hanches élargissent, mon ventre s'arrondit...  Mais vous savez quoi?  J'en suis très heureuse!  C'est que... nous allons acceuillir un autre bébé au début de l'été!  YEAH!

Mais, revenons à notre sujet de base.  LA transformation.  Tant attendue.  Celle de mon sous-sol.  Celle que je sous-estimais.  À l'achat de notre maison, nous avons peint une grande pièce de notre sous-sol afin d'y aménager la salle de jeux.  L'horrible préfini, non seulement arborant les couleurs d'un autre époque, mais aussi des motifs (en relief!) de moulin à vent et cie fût peint de façon joyeuse et lumineuse.  Mais... il y avait bien un mais.  Le plancher.  En béton... usé.  Même chose de l'autre côté, c'est à dire dans la salle dce lavage et salle de bricolage.  Usé comme dans on marche dessus et il s'émiette, laissant des poussières et morceaux de béton à nos bas, les répandant ensuite partout dans la maison.

Donc, l'an dernier dans les vacances, j'ai demandé à mon chum d'installer un revêtement de sol, et il était bien d'accord.  Allez savoir pourquoi, c'est tout juste terminé.  (En fait, je crois que tout propriétaire et/ou parent sait très bien comment ça arrive.)

Bref, depuis une semaine, l'aménagement de la dite pièce, nommons-la salle de bricolage ou de créativité et la salle de lavage, m'enthousiasme au plus haut point.  Premièrement, je sous-estimais hautement le potentiel de cette pièce.  Le plafond n'étant pas terminé, la pièce me semblait destiné à toujours avoir l'air... pas finie quoi!  Une semaine avant l'installation du plancher, j'ai repeint, pour une 2e fois en 1 an, les murs.  Avant d'emménager ici, je n'ai jamais pensé un seul instant peindre en blanc.  Mais ce que je suis contente du résultat!  Bien sûr, il y a des touches (vibrantes!) de couleur.  Ensuite, j'ai vu sur la page Facebook de M comme Muses, ce lien pour faire des tentes pour enfants.  J'avais un ciel de lit depuis 5 ans qui n'a jamais sorti de son placard, alors c'était le moment.  Ensuite, on aligne les meubles de rangement disparates sur le mur du fond, que l'on dissimule par des rideaux cousus dans des draps king achetés pour 5$ chez IKEA.  On récupère le dos du meuble télé pour faire une méga tablette de 8 pieds pour dessiner et bricoler.  Les enfants siègeront sur des tirois de lit trouvé grâce à une amie sur facebook (sa belle-soeur le donnait!) qui feront office de rangement.  Mon bureau (encore un don!) servira aux mutliples projets qui m'attendent et, côté salle de lavage, le mobilier de patio m'accueillera pour les grands projets de couture!  Cool, non!  Une superbe transformation à mini-prix!  J'ai même utilisé de la peinture (recyclée!) non-utilisé qui traînait pour peindre les murs et les carrés peints abritant les oeuvres de marmaille ont été fait avec des restes des couleurs de la salle de jeux. 

En tout, cette pièce mesurant 38pi x 12pi, m'inspire beaucoup de gratitude!  Le sous-sol complet dédié à des loisirs (grande salle d'entraînement, grande grande salle de jeux, et méga salle de bricolage!) me comble en ce moment.  Je suis très reconnaissante pour tout cet espace aménagé à mon goût pour les plus grand plaisir de mes yeux... et de la famille!

tout d'abord,

l'avant
 



et voici...
maintenant!


jeudi 28 juillet 2011

Pourquoi j'aime mon femier de famille

En fait, pourquoi j'aime le principe d'avoir un fermier de famille?  C'est tout nouveau pour notre famille.  Il n'y a pas si longtemps, je ne connaissais même pas le principe, aussi appelé ASC (agriculture soutenue par la communauté).

Voici quelques raisons pour lesquelles on apprécie et que l'on répétera l'expérience


  •  Pour avoir accès à des légumes fraîchement cueillis,
  •  qui n'ont pas fait le tour de la planète avant d'atterrir dans supermarché et qui y reste je-ne-sais combien de temps avant que je les achète
  • pour manger bio et abordable
  • pour avoir un contact avec le producteur qui m'envoie la liste du contenu de mon panier la veille de la cueillette (ce qui permet de faire mes courses et de planifier mes repas en fonction des aliments que j'aurai)
  • pour découvrir de nouveaux produits se trouvant dans mon panier alors que je n'aurais peut-être pas oser les essayer ou même, que je n'aurais pas trouvé à l'épicerie
  • pour bénéficier des conseils quant à la préparation  des aliments que je ne connais pas
  • pour encourager l'achat local et équitable
  • et ça m'encourage fortement de manger des légumes, en les ayant, je n'ai d'autres choix que de les cuisiner!  Autrement, notre consommation de végétaux serait tout autre!

En bref, pour le côté santé, économique, écologique, éthique et environnemental de la chose!

mercredi 27 juillet 2011

Dans mon panier bio cette semaine...

Demain j'irai chercher mon 2e panier bio chez mon fermier de famille.  Et je suis accro!  J'ai probablement manger plus de légumes cettte semaine qu'en 5 années, et c'est sans exagérer!  Pas que les paniers soient gargantuesques, bien que de belle grandeur, mais disons plutôt que je pars de loin! 

Alors, voici ce que j'avais dans mon panier la semaine dernière et ce que j'en ai fait!




Smoothie pourpre flamboyant! (et visiblement rigolo!)

melon d'eau congelé en cubes et à moitié dégelé
fraises
betteraves cuites et pelées

envoyer le tout au mélangeur et déguster!

(ajouter une touche de sirop d'érable pour ceux qui ont la dent sucrée)







Pizza pleine de saveur!

Pour commencer, j'ai fait une salsa verde inspirée de celle-ci

salsa verde
2 t de kale
1t de roquette
1 boîte d'anchois
3 c.s de câpres
1 cornichon mariné
basilic (plusieurs variétés de mon jardin)
ciboulette
persil
1 c.s de moutarde de dijon
3 c.s. de vinaigre de cidre de pomme
environ 3/4 de t d'huile d'olive
sel, poivre

passer le tout au robot et voilà!

Étendre environ 2 c.s. de cette salsa sur les pains naan.
Réhydrater des tomates séchées.
Faire cuire du bacon (de la porcherie Ardennes, certifié NaturPrc et délicieux!)
Y ajouter des champignons et de la fleur d'ail.
Garnir les pains naans, ajouter parmesan et mozza (bio de la Fromagerie l'ancêtre)
Enfourner 5 à 10 min à 400 et déguster!



Muffins choco-amande-courgettes



alors, voici le lien pour cette recette http://www.recettes.qc.ca/livre/recette.php?id=138492
Je nAMvais pas de bicarbonate de soude et que de la farine d'épeautre et ce fût quand même un succès!



Soupe de betterave

du livre de Caroline Dumas, Soupesoup

Chauffer de l'huile d'olive et y faire caraméliser un oignon avec 2 c.s de gingembre râpé.
Ajouter: 4 t d'eau bouillante, 1t de tomates broyées, 1 t de betteraves en dés, et j'ai mis 1/2 t de jus d'orange. 
Cuire à couvert 15 à 20 minutes.
Ajouter 1/4 de t de basilic haché.
Saler et poivrer.




J'ai aussi fait cette soupe froide de laitue, (cliquer pour voir la recette), mais je ne suis pas très soupe froide, mais elle aussi bonne tiède.)

Aussi, au menu, une salade de fenouil


Et pour terminer,


Aubergine Parmigiana et sauce tomate
(du magnifique livre de Joël Legendre «Ma biographie gourmande»)

J'ai utilisé une aubergine seulement (plus de chapelure et de parmesan, peu d'huile), mais je vous transmet la recette intégrale

3 aubergines en tranches
1/2 t de sel
1t de chapelure
2c.s de parmesan râpé
1t de farine
2 oeufs battus (de mon fermier de famille bien sûr!)
2 t d'huile pour la friture

Dégorger les aubergines avec le sel.
Mélanger la farine, le poivre et le parmesan.
Enfariner les aubergines, tremper dans le mélange d'oeufs et dans la chapelure.
Faire chauffer l'huile et frire 1 ou 2 min chaques côtés.


Sauce tomate

Faire dorer un oignon dans l'huile d'olive avec de l'ail (ou de la fleur d'ail)
Ajouter un peu de bouillon de légumes, du thym, romarin, ciboulette, persil, enfin, ce que vous avez et qui vous plaît.
Ajouter 2 t de tomates en dés.
Porter à ébuillition et laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce épaississe.


Je vous laisse sur le lien de mon fermier de famille


Bon appétit!

jeudi 21 juillet 2011

Mon parcours

Je n'ai jamais eu d'intérêt dans la bouffe.  Manger pour moi était une nécessité, pas un plaisir.  Je n'avais aucune connaissance culinaire ni alimentaire et aucunement le goût de changer cela.  Puis, je suis tombée enceinte.  Et tout changea.  Graduellement, mais de façon significative.  Dorénavant, je ne nourrissait plus que moi, j'avais la responsabilité d'une autre personne.  Et je savais très bien que mon alimentation strictement carnivore, par dédain absolu de fruits et légumes, n'était pas une bonne idée.  Il y a près de 5 ans, j'ai commencé à changer et à m'ouvrir, à autre chose que la viande.  Je partais de loin, de très loin.  Les légumineuses, riz, coucous, céréales entières n'étaient pas présents chez nous.  Et pour ce qui est des fruits et légumes, j'en avais un profond dégoût.  Bref, lentement mais sûrement, je continue d'évoluer.  La preuve; hier je faisais des petites boulettes et des boulettes à burger entièrement vivantes et végé dans mon déshydrateur! 

Aujourd'hui, j'irai chercher fièrement cherché mon premier panier de légumes bios chez mon fermier de famille!  J'ai aussi un grand jardin (entièrement bio!) et je trouve des producteurs locaux et... ben oui, bio!  J'ai maintenant 2 enfants et j'espère qu'un 3e viendra rejoindre notre famille sous peu.  Je crois en l'importance d'une saine alimentation et je crois qu'en tant que parents, il est de notre devoir de donner de bonnes habitudes à nos enfants, mais aussi de leur transmettre notre savoir culinaire. 

Il y a quelques années, je me fichais bien d'acheter des produits ayant fait le tour de la terre avant d'avoir atteri dans mon assiette ou encore qu'il ait eu des hormones de croissance, des vaccins et des antibiotiques.  En fait, comme plusieurs sûrement, je n'étais pas sensibilisée à tout ça, de l'impact de l'alimentation sur notre santé, sur l'économie local et encore moins sur l'environnement.  En fait, ça ne m'intéressait pas, tout simplement.  Je suis tellement reconnaissante qu'il y aient de nombreuses émissions de cuisine, tant de magnifiques livres de recette qui sont publiés et d'avoir rencontré des gens qui m'ont permis d'évoluer et d'apprendre.  Je pense entre autre à une personne qui, sans le savoir, m'a fait avoir des prise de conscience.  Elle n'a jamais cherché à me convaincre de quoi que ce soit, ni même à me transmettre ses valeurs, mais c'est ce qui est arrivé.  Il y a un peu plus d'an an, je participais à un atelier sur l'alimentation vivante chez Masso Zen et c'est là je crois que j'ai compris qu'il existait réellement autre chose. 

Je suis maintenant tellement reconnaissante pour tout ce que ma région a offrir.  Dans un rayon de 30km, on a notre fermier de famille, une excellente fromagerie, plusieurs marché public, une dizaine ou peut-être même une vingtaine de vignoble, une micro-brasserie, une excellente boulangerie bio qui fait pousser son propre grain, des producteurs de viandes bio qui approvisionnent de grands restos, du miel, du sirop d'érable artisanal, des fruits à profusion et j'allais oublié, des chocolaterie!  C'est curieux que j'ai commencé par les légumes et terminé par le choco! 

Je me lève en me demandant qu'est-ce que je pourrai concocté dans la journée, et je me couche la tête remplie de mets colorés!  Je découvre qu'il est possible de bien manger et de se régaler!  À suivre, ma recette de crème glacée choco au tofu!

jeudi 23 juin 2011

Expérience culinaire et tranche de vie

Bon, alors ce matin, alors qu'un grand ménage s'impose (encore!), les enfants ne semblent pas vouloir coopérer.  Est-ce là un signe que la tempête s'en vient?  En plein de recettes à faire.  Qu'arrive-t-il quand on a une maman fatiguée, deux enfants un peu trop... trop quoi au juste, survoltés peut-être?  Bref, une maman fatiguée avec plein de trucs (plates) à faire, et une mauvaise habitude, soit celle de ne pas lire les recettes jusqu'au bout avant de les commencer, c'est pas un mélange gagnant!

Donc, je commença  une recette de gâteau choco-courgettes, question de ne pas avoir à les jeter.  Super! tout est en gramme.  Ok, je commence et pèse mes ingrédients.  Quoi, du babeurre?  Je n'ai pas ça.  Du lait de soya ferait l'affaire?  Après tout, on peut faire du babeurre en ajoutant du jus de citron à du lait, n'importe quel lait?  On verra bien!  On continue.  De la poudre à pâte?  Merde, par quoi remplacer, par rien?  J'aimerais tant connaître mes voisins un tant soit peu en ce moment.  Mon beurre est déjà fondu et mes courgettes râpées, donc retarder le dessert jusqu'à ce soir, je ne crois pas.  Aller à l'épicerie?  Ben oui, mais je suis à pied (et à cran!) et me taper l'heure que pourrait prendre l'aller-retour avec  mes 2 cocos ne me dit franchement rien, surtout avec le ciel gris actuel.  En vélo, hum...  Je n'ai jamais transporté les 2 dans la remorque.  Voyons voir, c'est pas si loin que ça.  Bon, direction: garage.  Évidemment, la remorque n'est pas installée et je n'ai aucune idée comme faire ça.  L'idée de ne pas le faire correctement et de la voir se détacher en chemin ne me dit absolument rien.

Vivement internet, je trouve une recette sans poudre à pâte.  Un oubli?  On verra. En passant, voici la  recette qui va peut-être avoir sauvé mon gâteau   Et qu'arrive-t-il lorsque les ingrédients sont pesés, qu'on y va à peu près, qu'on fait du babeurre avec du lait de soya, qu'on a que de la farine de blé intégrale bio et qu'on omet les pépites de chocolat et qu'on l'oublie dans le four, 2 fois plutôt qu'une?  Un petit garçon qui lèche les batteurs en disant : «trop bon» et ... contre toute attente, un délicieux gâteau!

mercredi 22 juin 2011

Mots d'enfants

Durant l'heure du souper, je demandais à ma fille de maintenant 4 ans ce qu'elle avait préféré de sa journée.  Elle parla alors de notre passage à l'épicerie.  Elle avait vu les bonbons dans la rangée du beurre d'arachide (eh non, il n'est pas toujours fait maison, quoi que cette semaine j'ai fait du beurre d'amade).  Je ne crois pas qu'elle ai demandé à ce que je lui en achète, mais je sais qu'elle les avait dans la mire. 

Donc, durant l'heure du souper, elle nous dit :
-Moi, quand je vais avoir des enfants, je vais leur acheter des bonbons, à leur fête.» 
Et moi ; «ah oui, et pourquoi à leur fête?» 
-Bien parce que c'est moi qui va décider.»
- Est-ce qu'il y a une autre raison?
- Ben parce que moi je vais les aimer mes enfants et que ce n'est pas bon pour leur santé!

Que de sagesse!

vendredi 27 mai 2011

Ce moment

{ce moment} - Un rituel du vendredi par Soule Mama trouvé chez M comme Maman et sur Les stars Filantes. Une seule photo - aucun mot - capturant un moment de la semaine. Un simple, spécial, extraordinaire moment. Un moment que nous désirons capturer, savourer et se rappeler pour toujours. Si vous êtes inspirées à faire la même chose, laissez ici un lien vers votre 'moment' dans les commentaires pour que tous puissent aller le voir sur votre blogue.


vendredi 29 avril 2011

Chronique littéraire

J'avais déjà emprunté le livre Ma biographie gourmande de Joël Legendre à la biblio, l'ai feuilleté rapidement et l'ai retourné.  Puis, une amie m'en a parlé comme étant LE livre végé à consulter.  Je l'ai donc repris et quelle surprise!  Comment ais-je pu le regarder si vite et puis le retourner?  Premièrement, il est de toute beauté et ça j'adore.  Ne me parlez pas d'un livre de cuisine sans photo.  Avec celui que j'ai entre les mains, je me régale les yeux, pour ce qui est de l'estomac, ce n'est qu'une question de temps, je cours à l'épicerie ce soir avec ma liste préparée avec le livre à mes côtés.  Je disais donc, qu'il est beau, simple, grand et appétissant.  Est-ce moi ou plus le temps passe, plus on trouve de magnifiques livres? 

Ce que j'ai apprécié particulièrement de ce livre est la façon dont le contenu est réparti.  Oui, il y a bien sûr les photos, en grande quantité et de grande qualité, les recettes elles-même, mais aussi, comme le titre l'indique, la biographie gourmande de Joël, presonnalité publique apprécié de tous.  On y retrouve sa démarche, comment et pourquoi il a fait le choix du végétarisme, des histoires d'enfance, comment la cuisine à teinté et imprégné sa vie.  Il nous partage ses souvenirs et on comprends très rapidement que manger végé ne est loin de rimer avec se privé.  On y retrouve de tout, en grande quantité; de soupe, plats principaux, desserts, même de quoi réveillonner avec des plats réconfortants comme on est habitués, version santé!

Sérieusement, si ça m'incite moi à continuer ma démarche vers une alimentation sans viande, c'est que c'est vendeur!  Je vous le conseille très fortement, en passant la fête des mères s'en vient, ce livre pourrait rendre plusieures mères en manquent d'inspiration culinaire très heureuses!

Mon passage à la Guilde Culinaire

Connaissez-vous la Guilde Culinaire?  J'en avais déjà entendu parler et leurs ateliers de préparation m'intéressaient particulièrement.  On peut en autre voir le décor de ce merveilleux endroit où se retrouvent les épicuriens de ce monde qui désirent parfaire leurs connaissances culinaires à l'émission Ca va chauffer et Recettes en vedette.

J'ai navigué maintes fois sur leur site internet, https://www.laguildeculinaire.com/fr/accueil, parcourant la liste exhaustive des cours offerts.  Mon choix s'est arrêté sur le cours Technique de base 1., mais je ne me suis jamais inscrite...  Et l'espace d'un instant, je me suis questionné (surestimée) sur la pertinence de ce cours, moi qui en connaît de plus en plus sur la cuisine.  Mardi dernier, sur leur page Facebook, qu'est-ce qui m'attendait?  Oh que oui, un tirage.  Et pas n'importe lequel, une place pour le cours du même soir sur...  les techniques de base avec le chef Nabil El Kahyal.  J'envoie sans tarder mon courriel pour confirmer mon inscription.  Petit détail, le tirage se fait en après-midi, le cours débute à 18hres à Montréal (soit entre 1 et 2hres de route selon le trafic) et je suis seule à la maison avec les enfants et sans voiture.  Qu'à cela ne tienne, je gagnerai et m'organiserai. 

Vers 14h30, je reçois le courriel m'annonça la très bonne nouvelle.  Allant à contre-courant du trafic, j'arrivai sans problème une heure plus tard avec trois-quart d'heure d'avance.  J'en profite pour faire (et refaire) le tour de la boutique et me déniche un superbe livre que je désirais depuis un moment mais que je n'avais réussi à jamais trouvé.  J'attendais avec grande impatience le début du cours.  Et puis, l'heure tant attendue arriva!  On ouvrit les portes du local, splendide.  Très simple, efficace, mis en valeur mais sobre.  J'avais apporté mon appareil photo et j'avais déjà choisi l'endroit que j'avais l'intention de photographier à la fin du cours (après bien sûr avoir demandé la permission.)  Il y avait un miroir sur lequel était inscrit le logo dans lequel se refletait le décor de la Guilde.

Et le cours commença.  Notre chef Nabil, accompagné de sa sympathique assistance Marjolaine, débutèrent sans tarder. Je me rendis vite à l'évidence que le cours allait être plus que pertinent et j'étais sous le charme de la Guilde, de leur immense cuisine et de leur brigade.  Tout était expliqué simplement, efficacement et c'est en mettant les mains à la pâte que nous avons pu mettre en pratique nos connaissances fraîchement acquises.  On a débuté par la préparation d'un fondant au chocolat, poursuivit avec un potage parmentier, un crécy, des côtelettes de porc farcis à la tapenade d'olive, des champignons, des courgettes sautées au balsamique blanc et une sauce à la moutarde de dijon.  Durant le déroulement de la préparation, le chef nous partage ses trucs du métier pour gagner en efficacité et le repas en saveurs.  Comme le disait notre chef, c'est ce qui fait la différence entre un bon repas et un excellent repas.  Je suis plus qu'enchanté de m'être initié à la Guilde et j'ai bien l'intention de récidiver.  Vous l'aurez compris, je suis sous le charme des lieux, de la bouffe et des gens qu'abritent le 6381 boul St-Laurent.

Ah oui, et cette photo (que j'avais même l'intention de faire encadrer!)?  Eh bien...  le cours était parfait, la durée et tout, mais dû à un malaise, j'ai quitté quelques minutes avant la fin, alors qu'on en était à dresser nos assiettes.  Alors, on oublie la photo et même la repas et le vin en bonne compagnie.  Je sais c'est poche, très très poche.  Mais j'en garde un excellent souvenir et j'ai quand même pu goûter au fruit de notre labeur le lendemain grâce au «doggie bag» gentiment préparé par Nabil.  Bref, que vous commenciez à cuisiner, cherchiez à parfaire vos connaissances culinaires ou apprendre des techniques ou mets particuliers, la Guilde saura vous choyez, et n'oubliez pas la boutique!  Si  vous passez, prenez une photo pour moi!

vendredi 22 avril 2011

Moi, végétalienne???

Croyez-le ou non, ça pourrait être possible!  Même moi, il n'y a pas si longtemps, je n'y aurais jamais cru.  Vous vous demandez pourquoi, aimant la viande et en ayant mangé (exclusivement!) toute ma vie, je serais prête l'éliminer de mon alimentation.  Et bien, pour plusieurs raisons.  D'abord, mes grossesses m'ont sensibilisés, disons-le, m'ont obligé à me prendre en main et apporter des modifications à mon alimentation.  Par contre, ces changements n'ont malheuresement pas été suffisants à mon avis, ni durable.  Pour être franche, ma consommation actuelle de légumes, ou plutôt celle d'il n'y a pas si longtemps, se limitait à de la salade chaque jour, et quelque fois par semaine, des potages et des pommes de terre.  Rien à se relouer par terre!  Mais retournons au pourquoi?  Je pourrais répondre «pourquoi pas», mais ce serait trop simple, quoi qu'il y a un peu de ça.  Par contre, ce ne serait pas suffisant comme motivation pour apporter des changements durables.  1erement, pour des raisons de santé.  Je ne peux pas me leurrer et croire que mes (anciennes) habitudes étaient l'idéal côté santé et qu'il n'en découlerait aucune conséquences à moyen ou long terme.  De plus, il y a eu plusieurs cas de cancer dans ma famille dont certains ont des liens directs avec une grande consommation de viande rouge.  Ai-je reçu la sagesse pour mon 30e anniversaire sans le savoir?  En lisant le super livre The kind diet, il est impossible de passer à côté aussi du côté environnemental ni celui des animaux.  De plus, tout est expliqué de façon à s'assurer de ne manquer de rien; ni de fer, ni de calcium, ni de protéine.  Alors, si on peut se passer de viande, pourquoi ne pas le faire?

Je me suis rendu compte aussi que le livre de recettes Soupesoup offrait de nombreuses recettes végétaliennes et inspirantes. De plus, j'ai l'occasion de visiter ce resto dimanche le 1er mai, grâce au Tricothon organisé par L'effet créa

Il y a eniron un an, je m'étais inscrite à un atelier sur l'alimentation vivante chez Masso Zen.  Ce fut un petit pas dans la bonne direction.  Le 30 mai prochain, j'irai chez Crudessence pour un atelier sur l'art de la déshydratation.  J'ai tellement hâte de découvrir ce resto n'ayant au menu que des plats végétaliens et d'alimentation vivante.  Ils ont aussi un Académie où une mutltitude d'ateliers sont offerts.

Sur ce, bonne appétit!

mardi 19 avril 2011

Virage à 180 degrés!

La semaine dernière, j'ai reçu ma commande d'Amazon.  C'est avec empressement que j'ai commencé à dévoré le livre d'Alicia Sylverstone The kind diet.  Elle avait fait une appration à Oprah il y a un bon moment pour y présenter ce livre et ça m'était resté en tête.  Il n'est pas question de régime, ça ne m'intéresserait pas.  Il s'agit d'un mode de vie, au même titre que lorsqu'on parle de régime méditéranéen.  Mais dans le livre en question, il est question de végétalisme.

Bon, vous savez sûrement que de l'âge de 5 ans à 25 ans, je n'ai pas ingurgité grand chose autre que de la viande.  Et depuis ma 1ere grossesse, j'essaie de rétablir un équilibre, ce qui est loin d'être évident, et je ne peux pas dire mission accomplie, mais je m'améliore.  Le livre de cette actrice hollywoodienne est plus que convaincant.  Je suis déjà pas mal renseignée sur l'importance de l'alimentation dans la santé, mais elle va encore plus loin en parlant aussi des conséquences environnementales de la consommation des produits animaliers.  Saviez-vous que pour produire votre steak de 16oz qui sera délicieux sur le bbq, nécessitera l'équivalent de votre consommation d'eau pour la douche pour 6 mois!!!  On parle ici de 2500 gallons d'eau utilisée par livre de boeuf!  (ref: Dr George Borgstrom who chairs the Food Science and Human Nutrition Dept of the College of Agriculture and Natural Resources at Michigan University.)

Je souhaite diminué de façon considérable ma consommation de viande, et si j'y arrive, pourquoi pas m'en passer.  Le problème est le suivant; la remplacer par quoi?  Je crois que c'est là où j'en suis dans ma lecture.  C'est ce que j'aime de ce livre.  Il ne s'agit pas que de recettes, quoi qu'il en regorge, mais aussi d'informations pratiques et utiles, quoi qu'inquiétante, sur notre alimentation industrielle occidentale.  Le bon côté cette fois-ci, c'est qu'on a une alternative et des arguments de taille pour nous en faire prendre conscience.



Depuis samedi dernier, je crois n'avoir consommé qu'une fois de la viande.  Et ce, sans l'avoir planifié consciemment et sans m'être compliqué la vie.  Par contre, mes nouvelles recettes n'ont pas fait l'unanimité.  Enfin, on en essayera d'autres!  Vendredi dernier, j'ai fait de l'hummus aux poivrons rôtis à partir de pois chiches que j'ai fait germé.  Je me suis aussi inspiré du livre de Caroline Dumas Soupesoup et j'ai concocté une soupe froide aux mangues, concombres et lime.  (On est tellement loin de ma zone de confort!  Le goût est bien, mais pour moi, une soupe, ça ce mange chaud.)  J'ai aussi fait un potage de patates douces à la lime et un lassi à la mangue.  On a aussi fait notre yogourt maison.  Hier, c'était la soupe à l'oignon et tomates de Ricardo et la soupe espagnole crémeuse aux amandes (encore une fois de Caroline Dumas.)  On a aussi mangé une délicieuse pizza maison au saumon fumé avec béchamel maison.  J'ai hâte de découvrir d'autres nouvelles recettes et tellement hâte de commencer le jardin!  Si j'arrive à modifier mes habitudes alimentaires à ce point, c'est qu'il y a de l'espoir pour tout le monde!       

il y a aussi le site http://www.thekindlife.com/, je n'ai pas pris le temps de le regarder, mais je suis certaine qu'il y a une foule de trucs intéressants

jeudi 7 avril 2011

La belle vie!

C'est calme dans la maison.  Pas de rush, les enfants ne font pas encore à l'école et j'ai le privilège de pouvoir rester à la maison avec eux.  Des fois, avec de jeunes enfants, une maison tranquille n'est pas nécessairement bon signe.  Je me risque à aller voir ce qu'ils mijotent dans ma chambre...  Cocotte est sous la couette et Fiston, collé contre elle, lui «lit» une histoire!  Je suis très reconnaissante de ne pas connaître «l'heure de pointe» du matin, devoir se dépêcher, préparer enfants, lunchs, sacs à couches, transport, etc...

Je suis consciente que ce toutes ne voudraient pas être à ma place.  Je sais que ça ne convient pas à tout le monde et c'est parfait comme ça.  Mais, moi, ce matin, je suis très contente d'être où je suis avec la famille que j'ai!

mercredi 6 avril 2011

Qu'est-ce qu'on mange pour souper?

Bon, j'écoute présentement Oprah.  Ils y parlent de leur Vegan challenge, soit de ne rien manger provenant d'animaux durant 7 jours.  Ni viande, oeuf, lait, beurre, etc... rien, absolument rien d'animal.  Ce qui m'amène, encore une fois, à faire une réflexion. 

À l'âge de 5 ans, aller savoir pourquoi, j'ai décidé de me convertir au carnivorisme.  Bravo ma grande!  CE ne fût pas la meilleure décision de ma vie, quoi que je n'ai jamais semblé en souffrir.  En gros, rien d'autre que de la viande.  Pas de pâte, excepté des spagetthi, ni de riz, et SURTOUT aucun fruit ni légume.  Lorsque je suis tombé enceinte de ma fille à 25 ans, j'ai consulté une nutritionniste.  Mais, même avant, j'avais déjà entrepris des petits pas.  Je suis tombé enceinte de ma fille deux mois après l'avoir désiré.  Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que 2 ans auparavant, on avait aussi essayé de concevoir.  Il n'y avait rien à faire, puisque mes cycles m'étaient pas suffisamment long pour qu'il y ait ovulation, donc conception.  Aucune explication n'a été émise par les médecins, aucun même début d'hypothèse.  J'ai cessé de consommer du lait de vache (moi qui en buvait une quantité industrielle), et j'ai commencé à m'entraîner.  Lorsque la question de bébé est été remise sur la table, peut-être que ma corps était plus disposé à concevoir et donner la vie.

Donc, de retour chez la nutritionniste.  Je m'attendais tellement à me faire chicaner.  Je n'avais jamais senti la nécessité de changer mes habitudes alimentaires avant.  Avec le long conditiionnement que j'avais, c'est loin d'être évident.  On m'a donc donné des objectifs qui me semblaient réalisables, soit consommer (de mémoire) 3 portions de fruits et légumes par jour.  Le problème ne résidant pas tant dans ce que je mangeais que dans ce que je ne consommais pas.  Je n'achète aucune liqueure, ni cochonnerie.  Mais je ne voulais pas que mon bébé manque de quoi que ce soit.  (La nutritionniste m'a expliqué que ce ne serait pas le cas.  La nature est bien faite et bébé irait «gruger» dans mon corps ce qui ne serait pas fourni par mon alimentation.)  Bref, 3 portions, ça me va.  Par contre, avec mon condionnement (fruits et légumes = répugnants à la puissance 1000), je suis encore incapable de manger la majorité de ces aliments.  Par contre, au blender, ça va bien.  Donc, par ici potages et smoothies!  Je peux aussi prendre du jus de légume... tout en grimaçant! 

J'ai réellement de la difficulté à prendre l'habitude de consommer un minimum de fruits et légumes.  Depuis 5 ans, mon alimentation a changé, mais de dire qu'il y a place à l'amélioration serait un euphémisme!  Je suis beaucoup plus ouverte aux changements, à goûter de nouveaux aliments.  Mais, comme j'ai déjà lu quelque part, s'il peut être de facile des changements, c'est tout aussi facile de ne pas les faire. 

Je me donne un défi, et vous en êtes témoins, je crois, et j'espère en entendre parler,  je m'engage à consommer 4 portions de fruits et légumes par jour et de m'entraîner 4 jours par semaine.  Voilà c'est dit, je ne peux plus reculer.

Souhaitez moi bonne chance, et tous les conseils, recettes santé et trucs sont les bienvenus.  Et vous, que mangerez-vous pour souper?

samedi 26 février 2011

Un samedi en famille

Bien contente d'avoir du  temps ce matin avec les 3 amours de ma vie.  Au menu, des recettes.  Quelques bonnes raisons m'amènent à ce choix.  Premièrement, mon fils frôle le 2 ans et n'est pas toujours évident ces temps-ci.  Une de ses fixations, le blender et les recettes.  Quand il est dans la cuisine, il est comme un roi dans son royaume.  Il trône fièrement debout sur sa chaise avec un fouet ou une cuillière de bois à la main.  Tout va bien dans le Royaume... tant qu'il est autorisé à aider.  Faire le pain, les toasts ou même le café de son père semble le passionner.  Il est heureux, jusqu'à temps que la maman dit que c'est terminé.  Là je vous épargne la scène.  Si vous avez des enfants de plus de 2 ans, vous comprenez peut-être (quoi que je n'avais jamais connu ça avec ma 1ere) et si vous avez des enfants plus jeunes, alors je ne vous ferez pas peur.  Peut-être vous connaîtrez plus tard, mais peut-être ferez-vous partie des chanceux épargnés.

Donc, pourquoi, en ce samedi matin ne pas joindre l'utile à l'agréable?  J'avais vu sur Facebook passer une recette de beurre de peanut maison.  Je ne l'ai jamais revu.  J'ai donc fait une recherche et trouvé plusieurs options.  Une consistait à mettre des peanuts (!) au robot. 2e étape; actionner le robot et 3e attendre un peu, 4e, déguster.  Assez simple, non.  Et comme nous sommes habitués au beurre d'arachide naturel, nous sommes habitués que ça ne goûte pas le sel ni le sucre.  Certaines recettes suggéraient l'ajout de sucre, de sel, de beurre ou de d'autres matières grasses.  On a décidé d'y aller simplement.  Arachides non salées,ce sera.  Ca me fait penser, dans le livre de cuisine de Laurent Godbout, Comme au chalet, il propose une recette de beurre d'arachide au choco (1/2 t de beurre d'arachide pour 4c.s de tartinade au choco).  J'essaierai de faire une version grano.  J'ai déjà une recette de Nutella maison.  Ce serait cool retrouver un peu le goût ds Reese en version santé en plus!  Donc, de retour à nos moutons.  Après avoir minutieusement mis les arachides au robot, l'avoir mis en marche et attendu quelques petites minutes, notre beurre d'arachide maison était à point.  C'était plus rapide que ce à quoi je m'attendais après avoir vu des commentaires sur le net.  Ah oui!  Et c'était bon sauf que...  mon amoureux qui d'habitude ne vient dans la cuisine que pour manger, a pris l'initiative du mettre du sel, 1c. à thé de sel.  C'était pas l'idée du siècle, surtout que maintenant, je trouve le Kraft salé!  Enfin, on le saura pour la prochaine fois! 




 









                                                                    


Ensuite, encore une fois, notre devenu classique pouding choco-santé.   Simultanément, ma fille et moi faisions nos muffins choco-bananes sans produit laitier ni oeuf.  Ensuite, réutilisation du blender pour un smoothie bananes-framboises et bleuts.

Voici la recette qui m'a souvent été demandé, soit celle des muffins

1 tasse de bananes écrasées (soit environ 2)
1 tasse et 1/4 de farine (j'utilise ma farine à pain bio blé entier moulue sur la meule, mais c'est pas nécessaire, une blanche fera l'affaire)
1/4 tasse d'huile (je mets celle que j'ai sous la main, soit l'huile d'olive)
1/4 tasse d'eau chaude
1/2 tasse decassonade
1/4 c à thé de sel
1c.à thé bicarbonate de soude

et souvent j'ajoute du germe de blé et des graines de lin moulues, sans oublier des pépites de chocolat, et à l'occasion des arachides ou des amandes.  Bref, ce que j'ai sous la main et qui me tente.

Faire cuire 20 min à 375 degrés
donne 12 muffins





Sur ce, bon appétit!

The sweetest!

J'ai eu un beau cadeau ce matin.  Normalement, la fin de semaine, mon chum se lève s'occuper de nos charmants mais matinaux enfants, et je reste un peu au lit.  Je suis une dormeuse.  Dans mon ancienne vie (c'est-à-dire pré-enfant), des nuits de 12 heures étaient pour moi non pas un luxe, mais un besoin.  Malheureusement, ce temps où j'avais ce temps est révolu.  Mais ça va, je crois qu'après tout ce temps, je commence à me sevrer du sommeil, moi qui n'aurais jamais cru cela possible.

Ce matin, j'entends cocotte pleurnicher.  Dernièrement, je crois qu'elle a des douleurs de croissance.  Que fais-je?  Je décide d'attendre, si elle ne nous demande pas, tant pis (ou tant mieux!)  Finalement, plus rien.  Peut-être était-elle endormie.  Peu après, elle se lève pour aller à la salle de bains.  J'appréhende qu'elle décide de venir nous rejoindre, mais non, elle retourne dans son lit.  Excellente initiative!  Il est environ 6ham.  Finalement, Fiston se réveille.  Et le fun commence.  Pour vrai.  J'entends ma grande se diriger dans la chambre de son frère adoré.  Ce dernier pleure.  Je sais que j'ai peut-être encore quelques minutes de sommeil devant moi, surtout  si mon chum se lève, mais je reste attentive.  J'écoute.  Et j'adore ce que j'entends. 

Elle commence; «Qu'est-ce qu'il y a?  Pourquoi tu pleures? » 
Et lui :«Loup, loup!»
Elle poursuis: «Tu as fait un cauchemar, tu as rêvé à un loup?  As-tu rêvé à un dragon?  Ils sont méchants eux.  Mais tu sais, nous on est gentils hein?  Si nous on ne serais pas gentils, on cracherait du feu. (!)  Tu veux que papa soit en forme, alors il faut qu'il se repose.  Tu veux sortir de ta bassinette?  Tu ne peux pas sortir tout seul, tu pourrais te faire des bobos.»  Et ainsi de suite...  Elle est tout simplement tellement sweet!

Je me suis levée, j'ai amené mon fils dans mon lit et je l'ai allaité.  Question de pouvoir resté au lit encore un peu.  Ensuite, il s'est levé et a rejoint sa soeur dans le salon.  Wow.  Nos 2 amours sont debouts et on peut se prélasser au lit.  Ce luxe revient.  Je n'ai pas resté au lit très longtemps, j'ai été rejoindre mes enfants chéris et je remercié ma fille pour avoir tout fait en son possible pour nous laisser nous reposer.  Ce matin, je me suis levée trop tôt, mais très contente et reconnaissante.

J'adore voir mes enfants grandir et gagner en autonomie.  J'apprécie tellement ce répit bien mérité.  J'ai l'impression qu'après toutes ces années de nuits fragmentées, de couches à changer (et à laver dans notre cas) bien que ça ne soit pas encore terminé, c'est déjà plus relax.  À la naissance de mon fils, on en avait deux aux couches.  Mes enfants se déplacent seuls, mangent seuls, s'expriment bien.  Je suis choyée d'avoir de si beaux enfants en bonne santé.  Mais, la famille va encore s'agrandir.  Partez pas de rumeur, c'est pas pour tout de suite.  Idéalement, on s'en reparlera dans quelques mois.  Mais, je crois bien que cette 3e grossesse pourrrait bien être la dernière.  J'ai hâte de profiter pleinement d'enfants un peu plus grands et indépendants.  Mais qui sait, si ce 3e ne nous fait pas la vie trop difficile, peut-être qu'il ne sera pas le dernier!  

mardi 22 février 2011

Un dessert apprécié des petits et grands!

Voici la 1ere recette que je mets en ligne!  Et elle n'est pas de moi!  Elle est extraite du livre de Tanya Bernard et Sarah KramerVous avez dit végan?.  J'ai acheté du tofu mou par erreur.  La recette de je devais faire nécessitait du tofu ferme et je me retrouvais prise avec un aliment que je n'utilise jamais.  Si je n'aurais pas su quoi faire avec, je l'aurais passé dans un smoothie.  Mais, grâce à ce livre, j'ai trouvé une succulente recette qui a su plaire à toute la famille.  Facile à réaliser, elle fera partie de mon répertoire sans aucun doute.  Donc, la voici;











Pouding au choco version grano 

1 tasse de tofu mou
1/4 tasse d'huile
1/2 tasse d'édulcorant
4 c.s. de poudre de cacao
1/4c t de sel
1 1/2c t d'extrait de vanille

Mettre tous les ingrédients au mélangeur, refroidir et déguster!

Pour moi édulcorant voulait dire sustitut de sucre.  J'ai donc mis moitié sirop d'érable et moitié cassonade.  Et c'était délicieux mais beaucoup trop sucré.  Concernant l'huile, j'ai opté pour celle de tournesol.  En 10 ans, je n'ai jamais acheté ni mangé de pouding, mais un dessert rapide et bon comme celui-là avec du tofu, j'achète! 


Fin de semaine mémorable

Cette fin de semaine, j'ai eu le plaisir (quel euphémisme!) de passer du temps en excellente compagnie dans un lieu enchanteur.  Nous étions 15, des femmes uniquement et j'ai vu... qu'ais-je vu au fait?  Comment le décrire? Peut-être ce que l'on peut appelé la solidarité féminine d'une certaine façon.  On dirait que nous, les femmes, sommes reconnues pour se juger, pour ne pas dire se bitcher, plus souvent qu'à notre tour, pour ne pas toujours être douce entre nous.  Ce que j'ai vu et entendu durant ce week-end, c'est des propos sur des sujets quelques fois, comment dire, sensibles, délicats, voir tabous.  En tant que mères, nous avons évidemment parler de notre marmaille, de notre façon de lui donner naissance, de la nourrir, de l'éduquer.  Bien évidemment, 15 personnes, d'âge, de valeurs et d'expériences différentes ne peuvent pas toutes partager les même idéologies et c'est bien de cette façon.  Je suis enchantée d'avoir entendu des femmes discuté de leur différence d'opinion dans le plus grand respect.  Des fois de la curiosité, aucument malsaine et dépourvue de tout jugement, mais simplement démontrant une ouverture d'esprit, donnait lieu à des questions afin de partager sur un même sujet avec des opinions divergeantes.

Tout ceci étant dit, il ne s'agissait aucunement d'une fin de semaine thérapeutique d'introspection quant à notre maternage.  Le tout à débuté vendredi sous un soleil des plus rayonnants.  Une participante avait eu l'excellente idée de nous fixer rendez-vous au St-Hubert sur notre chemin.  Nous avons donc brisé la glace avec celles ayant accepter le rendez-vous et nous avons pris le chemin de notre super gîte par la suite.  Encore une fois, comme la dernière, nous avons marché dans le bois avec nos lampes de poche.  La pleine lune était superbe et reflétait sur le lac gelé.  Un feu nous attendait à notre arrivé.

Des femmes inspirantes étaient au rendez-vous.  Inspirantes de plein de façon.  Une, entre autre, représente pour moi un exemple de rigeur, de constante, de force, de persévérance et d'organisation.  Je l'avais rencontré en octobre et c'est avec plaisir que je l'ai retrouvé.  Une autre participante m'a impressionné par ses facultés d'apprentissage de tricot par le biais d'internet, ce qui est impossible pour moi.  Je dois faire ça «live» avec quelqu'un, impossible d'apprendre avec un livre ni seulement par le biais du web.  Cette femme est doté d'un ses de l'observation remarquable et semble est dotée de tous les talents!  Du tricot, à la couture, au dessin en n'omettant pas les travaux plus manuels.  Lors de la soirée de samedi, j'ai été plus qu'heureuse du laisser-aller d'une autre participante lors de nos chants mémoraux accompagnés à la guitare par notre sympathique aubergiste que nous retrouvions pour une 2e fois!  J'ai en eu mal aux côtes tellement j'ai ri!  Dans un autre ordre d'idée, j'ai encore eu le privilège d'avoir une conversation enrichissante démontrant à quel point l'être humain est capable de faire preuve d'ouverture d'esprit avec une Muse aussi rencontrée en octobre.  C'est dans une ambiance de légèreté, de liberté et de laisser-aller que la fin de semaine s'est déroulée.  Et de réativité, bien sûr!

Ces fins de semaines sont magnifiques, mais un danger guette toutes les participantes; y devenir accro!



vendredi 4 février 2011

Ce moment

{ce moment} - Un rituel du vendredi par Soule Mama trouvé chez M comme Maman et sur Les stars Filantes. Une seule photo - aucun mot - capturant un moment de la semaine. Un simple, spécial, extraordinaire moment. Un moment que nous désirons capturer, savourer et se rappeler pour toujours. Si vous êtes inspirées à faire la même chose, laissez ici un lien vers votre 'moment' dans les commentaires pour que tous puissent aller le voir sur votre blogue.



mardi 25 janvier 2011

Mes petits riens, défi de Mamanboh

Ces petits riens qui sont tout à la fois.  Voici une partie de ma liste de ces petits instants qui mettent du soleil dans une journée. C'est un défi de Mamanbooh que je m'apprête à relever. 


Les câlins inattendus et totalement gratuits de nos enfants.

Mes siestes avec eux où je peux les observer dormir tranquillement et où le temps semblent s'arrêter.

Les après-midi où tout le monde s'endort à l'intérieur de 10 minutes.

Ces moments où je les entends jouer ensemble et que je peux profiter pour faire autre chose.  Profiter de l'autonomie nouvelle dont ils font preuve.

La bonne odeur du pain maison qui sera prêt sous peu.

Les longues marches avec mon père et les enfants qui me font de plus en plus apprécier l'hiver.

Les flocons qui tombent si lentement qu'on dirait qu'ils sont suspendus au ciel.

Les moments où j'entends ma grande consoler son frère du haut de ses 3 ans et demi en lui disant :«Inquiète-toi pas, je suis là!»  ou encore «tu sais, je vais toujours t'aimer!»

À 9h pm savourer le silence dans la maison alors que la marmaille dort enfin et que la journée est officiellement terminée.

Les débuts de journée où avant de nous mettre en marche, je remplis les pages de mon journal créatif alors que les enfants s'occupent avec la pâte à modeler et les crayons.

Entendre ma fille lire ces livres tranquillement dans sa chambre chaque soir avant de s'endormir.

Avoir leur collaboration pour l'habillage d'hiver.  (je suis consciente d'être très chanceuse là-dessus, entre autre!)

Avoir le luxe de pouvoir tremper dans le bain avec un livre pendant que mon mari prend la relève avec les enfants.

Avoir le privilège de rester à la maison avec les enfants, de les voir grandir tranquillement, sans être toujours à la course, décider le cours de chaque journée, bref, prendre le temps

Et un dernier, mais non le moindre, savoir que je peux toujours compter sur ma famille au besoin, eux sans qui plusieurs projets n'auraient pu voir le jour (ou du moins ils auraient été interminables)


Tous ces petits riens qui ne coûtent rien mais qui sont d'une valeur inestimables!

vendredi 21 janvier 2011

Maman... tout simplement

Bon, j'ai déjà commencé 2 billets, que je terminerai, mais je me devais d'écrire celui-ci.  Ce n'est pas une nouvelle pour personne si j'affirme que dès que l'on apprend que l'on aura un enfant, des questions surgissent.  Quel genre de parent serons-nous?  Quelles valeurs souhaitons-nous inculquer, etc.. 

Quatre années se sont écoulées depuis le début de mon aventure au coeur de la maternité.  J'ai travaillé jusqu'à 35 semaines de grossesse pour accoucher d'une merveilleuse petite fille en juin 2007.  J'avais prévu retourner au travail, à raison de 4 jours semaine après mon congé de maternité.  Quelques mois après avoir donné naissance, cette option n'en était plus une pour moi.  Comme plusieurs mamans, je souhaitais continuer de passer le plus de temps possible auprès de mon enfant, même lorsqu'elle aurait passé un an.  Donc, je souhaitais devenir mamentrepreneure.  Et comme domaine, quoi de mieux que la périnatalité.  Je pris donc les formations nécessaires pour devenir instructrice en massage pour bébé et en langage de signes pour bébé.  Ensuite sont venues les formations pour enseigner les cours d'auto-hypnose pour la naissance, Hypno-Naissance et Hypno-Vie.  Lors du début de mes cours, ma fille avait environ 6 mois.  Je voulais mettre les choses en marche afin d'en retirer un revenu une fois mon RQAP terminé.  Cocottre était alors, et est toujours à temps plein à la maison et lorsqu'elle était âgée de 14 mois, son frère était déjà en route, tel que planifié.  Finalement, je n'ai jamais vraiment cherché à développé Bébé Zen, mon entreprise.  Je donne des cours sur demande, sans faire de la publicité.  L'idée de départ était évidemment d'avoir un revenu.  Depuis mon plus jeune âge, je désire être indépendante financièrement et jamais je n'aurais envisagé être mère à la maison et dépendante financièrement.  Fiston est maintenant rendu à 20 mois.  J'ai des contrats occasionnellement et j'adore donner des cours.  Mais, honnêtement, je n'en ressens pas le besoin.  Ni financièrement, ni pour me changer les idées.

Cette semaine, j'ai été à un déjeuner de réseautage de Mamanpreneures (http://mamanpreneures.com/).  Je voulais y aller pour réseauter bien sûr.  Souvent, les demandes de formations viennent de la Rive-Sud et j'espérais me faire connaître davantage localement.  Dès le début de la rencontre, je suis devenue songeuse.  Une réflexion déjà amorcée s'est continuée.  Le concept des rencontres et du regroupement est très intéressant.  On y mentionnait qu'il y aurait des évènements où des mères entrepreneures seraient reconnues pour leur entreprise.  Et je me denandais quels seraient les critères.  J'imagine que ce serait peut-être sur la façon de concillier travail-famille.  Ou peut-être pas, est-ce seulement la portion entreprise qui serait jugée?  Qui serait récompensé, l'entreprise ayant connu une plus grande croissance?  Je n'en ai aucune idée.  Pour certaines,  réussir leur conciliation pourrait vouloir dire travailler moins de 10 heures par semaine tandis que pour d'autres, ça voudrait dire en faire 60.  Comment juger?  Je ne remets pas du tout à cause l'organisation.  Je me répète, c'est super d'avoir cette ressource.  Cependant, après réflexion, je ne m'y retrouve pas.

C'est pas évident savoir comment balancer le côté entrepreneur et le côté mère.  C'est en constante évolution, les enfants grandissants et leurs besoins changent tout comme ceux de l'entreprise.  De mon côté, je vais me concentrer sur mon côté maman.  C'est avec plaisir que je donnerai des cours sur demande, mais je ne pousserai pas.  Je mets l'emphase sur ma famille.  C'est mon choix et je suis plus qu'à l'aise avec.  Je ne porte pas de jugement sur celles qui choisissent autrement, tout ça ce sont des choix et il s'agit d'être à l'aise avec et de les faire consciemment.

Les enfants grandissent et je peux affirmer que la période actuelle est sûrement la plus belle et la plus «relaxe» à ce jour.  Grâce à M (http://mcommemuses.blogspot.com/) et à Julie, une amie du secondaire, je me suis remis au dessin et je laisse une plus grande place à la céativité, et ce, pour le plus grand bien de toute la famille.  Dès le déjeuner terminé, nous sortons la pâte à modeler, les crayons et les papiers.  On s'amuse un moment et ensuite, lors que la journée à démarré du bon pied, là on se met, doucement, en mode «productif.»  Un peu de ménage, de ramassage et ensuite un peu de jeu avant d'aller s'aérer dehors.  On rentre bien revigorés et on a un peu de temps avant que le papa nous rejoigne pour dîner.  Ensuite, c'est la siesta pour TOUT le monde, maman y compris.  Non, mais, quoi demander de mieux?  Ma fille, lorsqu'on l'interrogait sur ce que untel ou autre faisait dans la vie répondit lorsqu'il s'agit de nommer mon occupation ; «Maman est toujours en vacances!»  Ok, c'est pas toujours vrai, c'est pas toujours de tout repos et je callerais bien off des fois, mais jamais je ne troquerais mes enfants pour un patron!  Vive  les vacances!