écrit le 16 janvier, jour 25
Depuis ma fausse-couche (je hais ce mot), je prends ma température. Mes cycles étant irréguliers depuis un moment, je veux mettre les chances de mon côté, même si je suis tombé enceinte très rapidement, 3 fois. Je n'ai jamais excédé 24 jours, enfin, depuis les évènements d'octobre. En prenant ma température ce matin, je saurais si j'aurais mes règles ou non.
Hier, curieusement, j'avais mal aux seins. Mon ventre semblait arrondi, tout comme la veille de mon test fait en septembre. Signes d'une bonne nouvelle ou tout simplement des symptômes pré-menstruels? Je l'ignore et je n'ose pas trop espéré. Je me suis demandé pourquoi. Pourquoi n'osais-je pas m'emballer en me demandant et si... Si, c'était ce mois-ci. Était-ce par peur? Peur que le pire se reproduise, peur de ne pas être prête, d'avoir précipité les choses. Et non, ce n'est aucune de ces réponses et c'est tant mieux. Il s'agit plutôt de la peur de m'emballer pour rien, de me faire des fausses espoirs, d'être déçue d'avoir eu des attentes, d'y avoir cru pour n'avoir que de la peine par la suite.
Donc, ce matin, encore au lit à 6h45, je fixe le cadran. Mon thermomètre sur la table de chevet. Et je prends ma température, me disant que c'est ma température est basse, j'aurai peut-être besoin de quelques minutes avant de sortir de la chambre.
Et puis... ma température est encore plsu haute qu'elle était hier. Ouf, une journée de gagné. Je sais, il ne faut pas s'emballer, mais c'est déjà ça.
Il y a un peu plus de 5 ans, alors que je demandais à mon mari ce qu'il désirait pour sa fête, il m'avait répondu un bébé. Rien que ça! Et puis, à notre anniversaire de mariage, soit 2 semaines avant sa fête, je lui annonçais que bébé était en route. Cette année, quelques jours après notre anniversaire, on perdait notre bébé... Mais, je me croise les doigts (tout en essayant de rester zen et terre-à-terre), s'il y a un bébé en route en ce moment, il naîtrait près d'un an après la fausse-couche, soit tout près de notre anniversaire et de la fête de mon mari. Tiendra-t-il un mignon bébé dans ses bras lors jour de sa fête (et le nôtre de préférence!)? Je nous le souhaite, mais je vais tenter de garder la tête froide en attendant que ma température matinale me donne raison!
à suivre...
lundi 16 janvier 2012
vendredi 23 décembre 2011
Noël blanc... et rouge
Grosse journée en perspective. Je le savais, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point. Je reçois demain. Donc, aujourd'hui, au menu, bouffe, ménage, lavage, préparatifs, biscuits à confectionner pour le Père Noël, biscottis, etc.
Et au réveil, une mauvaise nouvelle. Noël sera blanc, ça c'est bien, ça aide l'esprit des fêtes. Mais, ensuite, j'ai su qu'il serait aussi rouge pour moi. J'ai des cycles courts et plus ou moins régulier. Je m'attendais à passer Noël en pouvant espérer qu'un bébé se pointerait le bout de nez en septembre. Je me disais que j'attendrais jusqu'au 1er janvier pour faire un test, question de bien débuter l'année, tourner la page sur 2011. Mais ça devra attendre. Encore... Je sais qu'en réalité, ça ne fait pas si longtemps que ça. Mais dans ma réalité, ça semble s'éternisé. Et ce n'est pas sans me rappeler qu'un bébé est passé, et est parti. Même si ça va mieux, en ce moment, ça ravive la douleur qui s'était calmé.
C'est beau dehors, féérique. À l'intérieur, je ne ni envie de festoyer et de terminer les préparatifs. En que dire des tâches ménagères et culinaires! On s'en fout pas mal en ce moment. Je savais que la journée serait longue, mais j'espère qu'elle passera vite.
Et au réveil, une mauvaise nouvelle. Noël sera blanc, ça c'est bien, ça aide l'esprit des fêtes. Mais, ensuite, j'ai su qu'il serait aussi rouge pour moi. J'ai des cycles courts et plus ou moins régulier. Je m'attendais à passer Noël en pouvant espérer qu'un bébé se pointerait le bout de nez en septembre. Je me disais que j'attendrais jusqu'au 1er janvier pour faire un test, question de bien débuter l'année, tourner la page sur 2011. Mais ça devra attendre. Encore... Je sais qu'en réalité, ça ne fait pas si longtemps que ça. Mais dans ma réalité, ça semble s'éternisé. Et ce n'est pas sans me rappeler qu'un bébé est passé, et est parti. Même si ça va mieux, en ce moment, ça ravive la douleur qui s'était calmé.
C'est beau dehors, féérique. À l'intérieur, je ne ni envie de festoyer et de terminer les préparatifs. En que dire des tâches ménagères et culinaires! On s'en fout pas mal en ce moment. Je savais que la journée serait longue, mais j'espère qu'elle passera vite.
mercredi 14 décembre 2011
Ce matin
8ham
Je suis dans mon salon, en robe de chambre. Une tisane sur la table. Les enfants s'amusent en pyjama à faire des garages avec les blocs, près du sapin illuminé. Un mot: bonheur! Rien ne nous presse. J'ai seulement le goût de savourer ce moment. Le ménage et la cuisine peuvent bien attendre un peu. Ce matin, je suis particulièrement reconnaissante que ma vie ne soit pas réglée par une horloge. Pas de cours folle (en général!) Alors, ce matin, on respire et on savoure. C'est pas facile tous les jours, les enfants ne sont pas toujours angéliques, (ce sont des enfants après tout). Il m'arrive de «péter les plombs», mais aujourd'hui je ralentis et je profite de chaque instants. Je suis contente de mon choix, de rester à la maison et regarder ces 2 petits êtres que j'aime de tout mon coeur grandir et se développer. Ils veillissent et changent. J'aime être présente et les voir évoluer. Je sais que ce choix n'en est pas un pour tous et qu'il ne convient pas à tous non plus. Mais c'est le mien et j'en suis très fière!
Je suis dans mon salon, en robe de chambre. Une tisane sur la table. Les enfants s'amusent en pyjama à faire des garages avec les blocs, près du sapin illuminé. Un mot: bonheur! Rien ne nous presse. J'ai seulement le goût de savourer ce moment. Le ménage et la cuisine peuvent bien attendre un peu. Ce matin, je suis particulièrement reconnaissante que ma vie ne soit pas réglée par une horloge. Pas de cours folle (en général!) Alors, ce matin, on respire et on savoure. C'est pas facile tous les jours, les enfants ne sont pas toujours angéliques, (ce sont des enfants après tout). Il m'arrive de «péter les plombs», mais aujourd'hui je ralentis et je profite de chaque instants. Je suis contente de mon choix, de rester à la maison et regarder ces 2 petits êtres que j'aime de tout mon coeur grandir et se développer. Ils veillissent et changent. J'aime être présente et les voir évoluer. Je sais que ce choix n'en est pas un pour tous et qu'il ne convient pas à tous non plus. Mais c'est le mien et j'en suis très fière!
dimanche 4 décembre 2011
Tranche de vie
Rassurez-moi quelqu'un; le terrible two, c'est pas éternel hein? Respirons. Une nouvelle recette de potage tout chaud m'attend, qui heureusement sera délicieux et réconfortant, qui en prime, m'aura permi de passer ma courge poivrée et mes topinambours! Par ici pour la recette!
Bon, la journée (ok, la semaine, le mois, je ne sais plus!) a mal commencée. À la recherche de pantalon, je tombe sur mes jeans de maternité... Mon corps n'a pas semblé comprendre qu'il devait reprendre ses formes post-grossesse-fausse-couche. Mes jeans (réguliers) ne me font plus et ceux là (de maternité) semble ne narguer de mon ventre vide. Et mon coco a qui je dit que ses bas sont trop petits et me répond que c'est pas grave, que le bébé n'est plus là et qu'il sera tout nu (ah bon!) Mes 2 amours qui me demandent quand reviendra le bébé et moi qui aimerais tant avoir la réponse.
Il y a donc tout ça, et, non le moindre le terrible two. J'ai été épargnée une fois, je n'aurai pas ce privilège une 2e fois on dirait. Je sais bien qu'il n'y a pas grand chose à faire quand le petit se met à frétiller, mais ça me met hors de moi. Non mais, c'est quoi le problème? J'aimerais ça moi une sieste obligatoire chaque jour! Mais lui, du haut de ses deux ans, j'imagine que c'est superflu, et une réelle perte de temps. Je crois que j'ai un choc. Le terrible two, c'est quelque chose sur lequel j'ai lu, j'en ai entendu parler, mais jusqu'alors, je ne l'avais pas vécu. Que j'ai de la compassion pour tout ceux qui sont passé par là! Et on est toute une gang, et avec le baby-boom qui a lieu au Québec, si vous croyez qu'il y a un tremblement de terre dans votre patelin, soyez rassurés, c'est peut-être seulement une gang de deux ans qui frétillent en même temps pour revendiquez le droit de ne pas faire de sieste ou tout simplement leur mécontentement de devoir sortir du bain! Non, mais qui aurait cru que derrière ce visage angélique se cachait une petite peste prête à venir me soutirer les dernières énergies me restants? Enfin, j'espère que ce petit ado en rebéllion ne sera que de passage, me ramènera mon petit agneau et reviendra me hanter seulement dans 10 ans, et ce, avec une rébellion tranquille, très tranquille!
Bon, la journée (ok, la semaine, le mois, je ne sais plus!) a mal commencée. À la recherche de pantalon, je tombe sur mes jeans de maternité... Mon corps n'a pas semblé comprendre qu'il devait reprendre ses formes post-grossesse-fausse-couche. Mes jeans (réguliers) ne me font plus et ceux là (de maternité) semble ne narguer de mon ventre vide. Et mon coco a qui je dit que ses bas sont trop petits et me répond que c'est pas grave, que le bébé n'est plus là et qu'il sera tout nu (ah bon!) Mes 2 amours qui me demandent quand reviendra le bébé et moi qui aimerais tant avoir la réponse.
Il y a donc tout ça, et, non le moindre le terrible two. J'ai été épargnée une fois, je n'aurai pas ce privilège une 2e fois on dirait. Je sais bien qu'il n'y a pas grand chose à faire quand le petit se met à frétiller, mais ça me met hors de moi. Non mais, c'est quoi le problème? J'aimerais ça moi une sieste obligatoire chaque jour! Mais lui, du haut de ses deux ans, j'imagine que c'est superflu, et une réelle perte de temps. Je crois que j'ai un choc. Le terrible two, c'est quelque chose sur lequel j'ai lu, j'en ai entendu parler, mais jusqu'alors, je ne l'avais pas vécu. Que j'ai de la compassion pour tout ceux qui sont passé par là! Et on est toute une gang, et avec le baby-boom qui a lieu au Québec, si vous croyez qu'il y a un tremblement de terre dans votre patelin, soyez rassurés, c'est peut-être seulement une gang de deux ans qui frétillent en même temps pour revendiquez le droit de ne pas faire de sieste ou tout simplement leur mécontentement de devoir sortir du bain! Non, mais qui aurait cru que derrière ce visage angélique se cachait une petite peste prête à venir me soutirer les dernières énergies me restants? Enfin, j'espère que ce petit ado en rebéllion ne sera que de passage, me ramènera mon petit agneau et reviendra me hanter seulement dans 10 ans, et ce, avec une rébellion tranquille, très tranquille!
samedi 22 octobre 2011
Merci
Jeudi fût une très mauvaise journée. Sans raison, ni déclencheur quelconque. Je ne sais pas pourquoi, mais un tsunami a balayé ma journée. Normalement, ma vie ressemble à un long fleuve tranquille, parmsemé ici et là de quelques vagues plus ou moins fortes et fréquentes. Mais jeudi, je me suis sentie chavirer.
J'imagine que c'est ce qui m'attends, des bonnes et moins bonnes journées. Tantôt pluvieuses et grises, tantôt plutôt ensoleillées. J'appréhende tant faire une rencontre, comme hier à la biblio, et risquer de me faire poser la question tant redoutée, «comment va la grossesse», et ce, comble de l'appréhension, devant les enfants. Question, qui, heureusement, hier, n'a pas été posée.
Je suis aussi ambivalente. Des fois, je sens le besoin de partager mon histoire et ce, dans les moindres détails, que quelque puisse réellement imaginer, ressentir par quoi je suis passer, pour mieux compatir. Mais, souvent, très souvent, je garde tout pour moi. Encore une fois, la présence des enfants, et leur forte sensibilité, responsable entre autres choses de leur ignorance des circonstances, m'amenent à me censurer et me taire.
Je focuse le plus possible sur l'avenir, tenant de tourner une page trop rapidement écrite. Je suis si reconnaissante d'avoir fait la rencontre de blogueuses par le biais des escapades créatives de M comme muses . Premièrement, pour moi, la notion de blog est relativement nouvelle. Je crois sincèrement que le fait de venir ventiler ici m'aide plus que je ne l'aurais cru. De plus, ces blogueuses, rencontrées «live» qu'une fois ou deux, sont encore très présentes dans ma vie. On se découvre via le web, sur nos pages respectives. Notre quotidien n'est pas toujours rose, mais le fait de la vivre en réseau nous aide sûrement à passer au travers. C'est étonnant de voir à quel point j'ai eu droit à des messages réconfortants et des pensées de personnes de qui je ne suis pas si proche, mais qui ont tenu à me montrer leur présence et leur soutien. Souvent beaucoup plus que des personnes de la famille, qui probablement s'abstiennent par malaise ou par sentiment d'impuissance.
Je tiens à remercier personnellement toutes les personnes qui se sont manifesté, connaissance, ami(e), proche ou famille. Les mots magiques n'existent pas, mais sachez que vous m'avez touché et que j'en suis émue et reconnaissante. Tous vos mots, vos pensées, votre présence mis ensemble pansent un peu mes plaies. Elles ne guériront peut-être jamais complètement, mais vous aurez contribué à minimiser la cicatrice.
J'imagine que c'est ce qui m'attends, des bonnes et moins bonnes journées. Tantôt pluvieuses et grises, tantôt plutôt ensoleillées. J'appréhende tant faire une rencontre, comme hier à la biblio, et risquer de me faire poser la question tant redoutée, «comment va la grossesse», et ce, comble de l'appréhension, devant les enfants. Question, qui, heureusement, hier, n'a pas été posée.
Je suis aussi ambivalente. Des fois, je sens le besoin de partager mon histoire et ce, dans les moindres détails, que quelque puisse réellement imaginer, ressentir par quoi je suis passer, pour mieux compatir. Mais, souvent, très souvent, je garde tout pour moi. Encore une fois, la présence des enfants, et leur forte sensibilité, responsable entre autres choses de leur ignorance des circonstances, m'amenent à me censurer et me taire.
Je focuse le plus possible sur l'avenir, tenant de tourner une page trop rapidement écrite. Je suis si reconnaissante d'avoir fait la rencontre de blogueuses par le biais des escapades créatives de M comme muses . Premièrement, pour moi, la notion de blog est relativement nouvelle. Je crois sincèrement que le fait de venir ventiler ici m'aide plus que je ne l'aurais cru. De plus, ces blogueuses, rencontrées «live» qu'une fois ou deux, sont encore très présentes dans ma vie. On se découvre via le web, sur nos pages respectives. Notre quotidien n'est pas toujours rose, mais le fait de la vivre en réseau nous aide sûrement à passer au travers. C'est étonnant de voir à quel point j'ai eu droit à des messages réconfortants et des pensées de personnes de qui je ne suis pas si proche, mais qui ont tenu à me montrer leur présence et leur soutien. Souvent beaucoup plus que des personnes de la famille, qui probablement s'abstiennent par malaise ou par sentiment d'impuissance.
Je tiens à remercier personnellement toutes les personnes qui se sont manifesté, connaissance, ami(e), proche ou famille. Les mots magiques n'existent pas, mais sachez que vous m'avez touché et que j'en suis émue et reconnaissante. Tous vos mots, vos pensées, votre présence mis ensemble pansent un peu mes plaies. Elles ne guériront peut-être jamais complètement, mais vous aurez contribué à minimiser la cicatrice.
jeudi 20 octobre 2011
Pas facile
Le soleil brille. Dehors, c'est une magnifique journée d'automne. Le genre que j'adore. Normalement. Il y a une semaine demain, j'ai vécu ce qui a été probablement la pire journée de ma vie. Et depuis, c'est un peu le jour de la marmotte.
À l'intérieur, c'est noir et froid. Aucune chaleur, rien, niete, nada. J'ai laissé une partie de moi là-bas (à l'hôpital) et une version triste et morne est revenue à la maison. Une version déprimante, noire, impatiente, plate, en colère et profondémment blessée. Une épave sur le bord de chavirer à n'importe quel moment. Je m'accroche, mais le bord n'est jamais loin.
J'essaie de voir le «bon» côté. Comme s'il pouvait y en avoir un, comme si tout ça pouvait faire du sens. Je me dis que ça aurait pû être pire. Que j'aurais pu découvrir quelque chose de grave à l'écho de 20 semaines et être obligée de faire un choix déchirant, j'aurais pu porter cet enfant à terme et le perdre ensuite. Tantôt je me suis même dis que si on m'aurait donné le choix entre sacrifier un de mes enfants pour ce bébé, je n'aurais pas hésiter une seconde et j'aurais choisi mes 2 grands. Mais le fait d'essayer de rationnaliser l'irrationel (il n'y a rien de rationel, mais tout d'émotionnel dans le fait de perdre un enfant pour importe quand), ne change rien au fait. Les différents scénarios ayant pour thème d'essayer d'amoindrir ma peine n'y arrive pas.
Ce n'est définitivement pas une bonne journée, ni une bonne semaine. Le rêve, qui jusque là était réel et beau s'est terminé. Mon rêve, mais aussi celui d'un couple, d'une famille. Il a cédé sa place à un cauchemar. Et la nuit est longue. Quand est-ce que je vais pouvoir me réveiller?
J'ai reçu un courriel pour une demande de donner un cours de langage de signes pour bébé. Financièrement tentant, mais être entourée de mamans ou de futures mamans plus heureuses les unes que les autres avec leurs rejetons me laissent un peu de glace.
J'ai su que ma belle-soeur donnerait naissance aujourd'hui. Quelque part, je suis sûrement contente pour elle, elle n'a pas eu une grossesse facile. Mais je ne veux pas être celle qui répondra au téléphone pour apprendre la bonne nouvelle. Désolée, aujourd'hui n'est pas ma journée. Veuillez rappeler plus tard.
J'ai un cours de couture ce soir, rien de très exigeant, mais ce sera trop. Il y a 2 minutes, j'ai préparé mes trucs, mais je réalise que ce ne sera pas possible. Je n'y ferais rien de bien et je pourrais bien me coudre un doigt par mégarde.
Bon, quelqu'un a une bonne comédie à me suggérer?
À l'intérieur, c'est noir et froid. Aucune chaleur, rien, niete, nada. J'ai laissé une partie de moi là-bas (à l'hôpital) et une version triste et morne est revenue à la maison. Une version déprimante, noire, impatiente, plate, en colère et profondémment blessée. Une épave sur le bord de chavirer à n'importe quel moment. Je m'accroche, mais le bord n'est jamais loin.
J'essaie de voir le «bon» côté. Comme s'il pouvait y en avoir un, comme si tout ça pouvait faire du sens. Je me dis que ça aurait pû être pire. Que j'aurais pu découvrir quelque chose de grave à l'écho de 20 semaines et être obligée de faire un choix déchirant, j'aurais pu porter cet enfant à terme et le perdre ensuite. Tantôt je me suis même dis que si on m'aurait donné le choix entre sacrifier un de mes enfants pour ce bébé, je n'aurais pas hésiter une seconde et j'aurais choisi mes 2 grands. Mais le fait d'essayer de rationnaliser l'irrationel (il n'y a rien de rationel, mais tout d'émotionnel dans le fait de perdre un enfant pour importe quand), ne change rien au fait. Les différents scénarios ayant pour thème d'essayer d'amoindrir ma peine n'y arrive pas.
Ce n'est définitivement pas une bonne journée, ni une bonne semaine. Le rêve, qui jusque là était réel et beau s'est terminé. Mon rêve, mais aussi celui d'un couple, d'une famille. Il a cédé sa place à un cauchemar. Et la nuit est longue. Quand est-ce que je vais pouvoir me réveiller?
J'ai reçu un courriel pour une demande de donner un cours de langage de signes pour bébé. Financièrement tentant, mais être entourée de mamans ou de futures mamans plus heureuses les unes que les autres avec leurs rejetons me laissent un peu de glace.
J'ai su que ma belle-soeur donnerait naissance aujourd'hui. Quelque part, je suis sûrement contente pour elle, elle n'a pas eu une grossesse facile. Mais je ne veux pas être celle qui répondra au téléphone pour apprendre la bonne nouvelle. Désolée, aujourd'hui n'est pas ma journée. Veuillez rappeler plus tard.
J'ai un cours de couture ce soir, rien de très exigeant, mais ce sera trop. Il y a 2 minutes, j'ai préparé mes trucs, mais je réalise que ce ne sera pas possible. Je n'y ferais rien de bien et je pourrais bien me coudre un doigt par mégarde.
Bon, quelqu'un a une bonne comédie à me suggérer?
samedi 15 octobre 2011
Écrire pour ne pas parler
Je n'ai pas besoin de parler des évènements, je ne veux pas je crois. De peur que ça rende les choses réelles. Bien que je sais qu'elles ne le sont que trop, que j'en parle ou non. Mais j'ai besoin d'exprimer certaines choses, choses que je n'ai pas dites, même pas à mon mari. Parler me semble trop douloureux.
Peut-être ais-je peur de me retrouver face à un silence malaisant. J'en sais rien, sauf que j'écrirai ici.
Quand j'ai su que je devrais attendre à lundi, je crois que sur le moment, ça ma déplu. L'idée de rester avec ce bébé en moi dont le coeur ne bat pas pour la fin de semaine n'est pas des plus séduisante. En même temps, ou un peu plus tard, c'était l'opposé. J'étais reconnaissante à l'idée qu'on m'extracte (désolée, mais ça ressemble à ça) ce bébé de façon artificelle, de ne pas être pleinement consciente de ce moment, d'être gelée, d'être ailleurs... De ne pas vivre ce moment naturellement, de ne pas sentir ce qui se passe en moi, d'être un peu à l'extérieur de tout ça. Je ne voulais pas avoir mal (physiquement.) Ressentir de la douleur pour avoir un bébé dans les bras ne me causent aucun problème, mais pour ne pas en avoir un, là, j'ai tout un problème avec ça.
Mais, encore une fois, on s'est fait jouer un tour et j'ai su que les choses se faisaient, que ça se passait, bien consciente, trop consciente... et paniquée. Apeurée de faire une grosse hémorragie, d'être malade à cause de l'angoisse ou de l'intervention, que ce soit douloureux. Peur de l'inconnu, de l'attente, de la réaction des gens à l'annonce, de ne pas savoir comment on est supposé gérer ça, de quand j'aurai à nouveau un bébé, un vrai avec un coeur qui bat, que je pourrai mener à terme.
À un moment donné, j'ai aussi été reconnaissante à l'idée d'attendre à lundi, de passer la fin de semaine, encore officiellement enceinte (je crois qu'on peut dire ça?) Un peu comme si je pourrais me faire à l'idée, comme si j'avais un sursis pour me préparer mentalement à ce qui m'attendait. Comme si, à ma manière je pouvais bercer cet enfant, le garder au chaud encore un peu, à défaut de pouvoir le serrer un jour contre moi.
Mais non, aucun déali ne me serait autorisé. Au moins, je dois dire qu'à l'hôpital, on s'est très bien occupé de moi. Le personnel à fait preuve autant de compétences professsionnelles qu'humaines, ce qui fût très apprécié dans les circonstances et dans une ère où on attend parler des délai, du personnel surchargé et que la déshumanisation des soins.
Peut-être ais-je peur de me retrouver face à un silence malaisant. J'en sais rien, sauf que j'écrirai ici.
Quand j'ai su que je devrais attendre à lundi, je crois que sur le moment, ça ma déplu. L'idée de rester avec ce bébé en moi dont le coeur ne bat pas pour la fin de semaine n'est pas des plus séduisante. En même temps, ou un peu plus tard, c'était l'opposé. J'étais reconnaissante à l'idée qu'on m'extracte (désolée, mais ça ressemble à ça) ce bébé de façon artificelle, de ne pas être pleinement consciente de ce moment, d'être gelée, d'être ailleurs... De ne pas vivre ce moment naturellement, de ne pas sentir ce qui se passe en moi, d'être un peu à l'extérieur de tout ça. Je ne voulais pas avoir mal (physiquement.) Ressentir de la douleur pour avoir un bébé dans les bras ne me causent aucun problème, mais pour ne pas en avoir un, là, j'ai tout un problème avec ça.
Mais, encore une fois, on s'est fait jouer un tour et j'ai su que les choses se faisaient, que ça se passait, bien consciente, trop consciente... et paniquée. Apeurée de faire une grosse hémorragie, d'être malade à cause de l'angoisse ou de l'intervention, que ce soit douloureux. Peur de l'inconnu, de l'attente, de la réaction des gens à l'annonce, de ne pas savoir comment on est supposé gérer ça, de quand j'aurai à nouveau un bébé, un vrai avec un coeur qui bat, que je pourrai mener à terme.
À un moment donné, j'ai aussi été reconnaissante à l'idée d'attendre à lundi, de passer la fin de semaine, encore officiellement enceinte (je crois qu'on peut dire ça?) Un peu comme si je pourrais me faire à l'idée, comme si j'avais un sursis pour me préparer mentalement à ce qui m'attendait. Comme si, à ma manière je pouvais bercer cet enfant, le garder au chaud encore un peu, à défaut de pouvoir le serrer un jour contre moi.
Mais non, aucun déali ne me serait autorisé. Au moins, je dois dire qu'à l'hôpital, on s'est très bien occupé de moi. Le personnel à fait preuve autant de compétences professsionnelles qu'humaines, ce qui fût très apprécié dans les circonstances et dans une ère où on attend parler des délai, du personnel surchargé et que la déshumanisation des soins.
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